Éditions De La Revue Phénicienne : La Premiere Maison d'Édition Francophone Au Proche-Orient
  Si je rappelle aux miens nos aïeux phéniciens,
C’est qu’alors nous n’étions au fronton de l’histoire,
Avant de devenir musulmans ou chrétiens,
Qu’un même peuple uni dans une même gloire ...
Charles Corm
La montagne inspirée, 1934
 

La Maison D'Edition
Les Cahiers de l'enfant
CHARLES CORM
Catégorie : Poésie
Parution : janv. 2004
Format : 15,5 x 23 cm
Pages : 381
ISBN : 9792913875004

$15

Ce premier tome des Œuvres Poétiques inaugure la publication des œuvres complètes. Carnet de bord jamais clos, « Ce livre fut écrit depuis les bancs de classe, je l'achève en comptant mes premiers cheveux blancs, pourtant je suis encore le même être tremblant qui tâtonne et bégaie, et titube sur place », nous dit le poète. On y trouve des réflexions prises sur la route du voyage, de la Porte de Cilicie au Pera Palace d'Istanbul, des sonnets amoureux, érotiques parfois, et une multitude d'autres fenêtres sur l'âme d'un poète, passionné et humaniste jusqu'au bout.

« L'Ange gardien qui ne dit rien / Sait tout le mal, sait tout le bien / Que mon cœur pense / Il est, pour sûr, dans cet azur / Qui luit, quand même, au plus obscur / De mon silence / Il est la rose et le parfum / Dont me poursuit l'amour défunt / Depuis l'enfance / Il est le chant qui remplit l'air / Dès que j'ai peur dans le désert / De l'existence. » L'Ange gardien.

Charles Corm, né à Beyrouth le 4 mars 1894, est le fils du premier peintre libanais de renom, Daoud Corm. Tout jeune homme, en 1919, il fonde et dirige La Revue Phénicienne, la première publication de langue française, tribune politico-culturelle de la scène libanaise de l'époque. À la suite d'un voyage en Amérique, il prend la représentation de Ford pour le Proche-Orient. Se déplaçant sans cesse entre ses agences disséminées dans la région, il vivra au plus près le drame arménien tout spécialement en Cilicie et dans le Sandjak. À partir de 1934, il se consacre pleinement à la littérature et publie alors La Montagne inspirée, une ode à son pays et son œuvre la plus connue. En 1939, il monte en grande partie à ses frais le premier pavillon du Liban à l'Exposition Universelle de New-York, un spectaculaire panorama du patrimoine national. Il contribuera également à la fondation de la Bibliothèque Nationale ainsi que du Musée National de Beyrouth, mais ne cessera d'écrire, surtout de la poésie, jusqu'à la fin de sa vie en 1963. Son message à ses compatriotes a toujours été humaniste et universel. Pour Charles Corm, l'histoire et les racines d'un peuple non seulement forgent son identité, mais surtout lui permettent de survivre  : s'il remet ses aïeux phéniciens à l'honneur, c'est parce « qu'avant de devenir chrétiens ou musulmans, ils n'étaient qu'un même peuple uni dans une même gloire ».


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