Éditions De La Revue Phénicienne : La Premiere Maison d'Édition Francophone Au Proche-Orient
  Si je rappelle aux miens nos aïeux phéniciens,
C’est qu’alors nous n’étions au fronton de l’histoire,
Avant de devenir musulmans ou chrétiens,
Qu’un même peuple uni dans une même gloire ...
Charles Corm
La montagne inspirée, 1934
 

La Maison D'Edition
La Montagne parfumée
CHARLES CORM
Catégorie : Poésie
Parution : janv. 2004
Format : 15,5 x 23 cm
Pages : 92
ISBN : 9792913875028

$15

Écrit entre les années 1930 et 1940, La Montagne parfumée s'éloigne de la civilisation pour se concentrer sur la nature et la flore du Liban. Alors que le pays œuvre à son indépendance, c'est un lexique de sa végétation unique que dresse Charles Corm, écologique avant l'heure, qui fonda à la même époque « La Société des Amis des Arbres ».

« Ici le chant du coq découpe le silence / Le petit pépiement des oiseaux, le matin / Réveille l'espérance. Un long palmier s'élance / Comme un cri de verdure, au milieu du jardin. / Le soleil comme un dieu dans l'azur se balance / Chaque jour à l'aurore il monte du jasmin / Et le soir il descend, chamarré d'opulence / Dormir dans le rosier qui borde le chemin. » Loin du monde.

Charles Corm, né à Beyrouth le 4 mars 1894, est le fils du premier peintre libanais de renom, Daoud Corm. Tout jeune homme, en 1919, il fonde et dirige La Revue Phénicienne, la première publication de langue française, tribune politico-culturelle de la scène libanaise de l'époque. À la suite d'un voyage en Amérique, il prend la représentation de Ford pour le Proche-Orient. Se déplaçant sans cesse entre ses agences disséminées dans la région, il vivra au plus près le drame arménien tout spécialement en Cilicie et dans le Sandjak. À partir de 1934, il se consacre pleinement à la littérature et publie alors La Montagne inspirée, une ode à son pays et son œuvre la plus connue. En 1939, il monte en grande partie à ses frais le premier pavillon du Liban à l'Exposition Universelle de New-York, un spectaculaire panorama du patrimoine national. Il contribuera également à la fondation de la Bibliothèque Nationale ainsi que du Musée National de Beyrouth, mais ne cessera d'écrire, surtout de la poésie, jusqu'à la fin de sa vie en 1963. Son message à ses compatriotes a toujours été humaniste et universel. Pour Charles Corm, l'histoire et les racines d'un peuple non seulement forgent son identité, mais surtout lui permettent de survivre  : s'il remet ses aïeux phéniciens à l'honneur, c'est parce « qu'avant de devenir chrétiens ou musulmans, ils n'étaient qu'un même peuple uni dans une même gloire ».


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